Bienvenue dans le monde de mes textes...

Bienvenue dans le monde de mes textes...
Je voulais faire un blog où je ne me présente pas. Je voulais. Un côté anonyme, mystérieux. Et qu'en est-il maintenant? J'en sais rien. Peut-être que pour bien comprendre mes articles, il faudrait que vous sachiez qui je suis. Ou peut-être justement pas. Ma crainte c'est que vous jugiez et interprétiez ce qui n'est pas vérité.
Je n'ai pas envie de faire partie d'une masse et pourtant je ne peux y échapper. Je suis humaine comme vous tous qui me lisez. J'ai un petit côté rebelle qui ressort surtout dans mon écriture. J'ai une belle vie mais j'ai de la peine à supportez mon bonheur quand je sais ce qu'il en est pour le reste du monde.
Les articles que j'écris ici sont en permanence modifiés car je change. On change tous d'ailleurs. J'aime le partage et j'accepte tout autant les critiques que les compliments, lâchez-vous tant que vous avez de quoi vous défendre.
Et surtout, n'arrêtez jamais de vous révolter. S'il vous plaît, faites le pour moi. Ne devenez jamais la personne typique de ce siècle qui écoule ses jours dans sa maison de banlieue avec sa famille. Ayez une famille, ayez une maison. Mais ne devez pas une personne qui s'ennuie, qui a oublier le goût de la vie, qui ment, qui a soif d'argent, qui a oublié ses rêves, qui ne pleure pas devant les guerres, les famines, les désastres, continuer à rester attentifs au monde et faites tout votre possible pour aider, pour un meilleur monde demain. Mais dans tout ça, essyer de trouver aussi un moment pour vous, pour votre bonheur car c'est quelque chose d'important, qui ne s'obtient pas facilement et surtout c'est quelque chose qui demande en permanence de l'attention. Prenez garde de toutes ces choses.
Oui, je sais, c'est stupide une adolescente qui croit donner des conseilles, oui je sais...

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 10:54

Modifié le lundi 23 novembre 2009 15:57

1.

On naît. On vit. Puis on disparaît. Tel un morceau de glace qui se forme au milieu de nul part: des gouttes d'eau insignifiantes qui s'assemblent et se figent petit à petit en un bloc brillant et luisant entres les vagues qui crachent de l'écume et qui semblent petit à petit s'apaiser au contact de l'air glacé; puis cette glace fond à mesure qu'elle approche de la chaleur, qu'elle se mélange à ces millions de litre d'eau supérieure de quelques degrés, juste ce qu'il faut pour qu'une transformation radicale s'opère. On ne distingue plus ce bloc solide, concret. Pourtant il n'a pas disparu. Il s'est transformé.

On se transforme, c'est la vie. Nous grandissons puis nous rapetissons. Condamnés dès notre naissance à ce temps qui nous est imparti. La vie. Toujours le même cycle. Seuls les espoirs qui le berce changent au fil du temps, des époques. Mais changent-ils réellement? L'argent, le pouvoir, l'amour. Les couplets varient mais c'est toujours le même refrain. On se torture à trouver un sens à la vie et quand on a compris qu'il n'y en a pas, on cherche des buts, des objectifs pour continuer d'avancer. Trouver un sens et faire un choix. Il faut choisir: le bien ou le mal?

De toute façon, on meurt dirait le pessimiste. A quoi bon se donner de la peine? Toutes ces disparitions. Combien de vides laissés? Combien de larmes qui coulent encore sans que jamais leurs sources ne s'épuisent? Combien de questions, de regrets et de remords? Tout semble si brutal dans ce monde. Entends-tu ces chocs, ces peurs qu'on distingue au milieu des pleurs? On est tous des auto-tamponneuses. A la fois celui qu'on choque et celui qui choque au milieu de ce brouhaha qui résonne à l'infini. Tellement de coups, de fracas, de pièges à éviter. A tous ces hommes, à toutes ces vies, transformées en poussières...

J'aurais aimé... Toujours le conditionnel. La voie de la facilité. Pour ne pas avouer qu'on est faible, insignifiant, dépassé. Toujours à savoir mais jamais capable d'y aller jusqu'au bout. Le conditionnel passé en plus. Comme s'il était déjà trop tard. On cherche vainement à se débarrasser d'un fardeau. On n'est que des lâches abrutis par des générations de douleurs. Toujours à attendre le temps qui effacera tous ces moments durs. On attend bêtement. Et finalement c'est trop tard. Je vous parle de vie.

J'écris et je me rend compte que c'est valable pour la terre aussi. Regardez le film "home" de Yann Arthus Bertrand. On sait mais on attend. Pire encore on regarde.On sait qu'il on ne doit plus attendre, mais on continue à contempler les désastres, remettant au lendemain le soin de réparer ce qui n'est guère plus réparable.

Je vous ai dit plus haut qu'il fallait choisir un jour ou l'autre entre le bien et le mal. On est tous constamment dans un jardin, tenté par la pomme maléfique qu'on nous tend. Tous. Combien d'entre nous ont-ils la force de résister. De lâcher prise mais de se reprendre pendant qu'il en est encore temps? Je vous demande de choisir le bien. Je serais même capable de m'agenouiller devant vous. Mais ça n'aurait aucun sens. Le sens, c'est à vous de le trouver. Choisissez le bien. Même pas pour vous. Pour les autres. De toute façon on vous le rendra.

Mon esprit manichéen saute aux yeux dans cet article lorsque je parle de bien et de mal. Pourtant, le bien ne peut exister sans le mal? Mon article manque peut-être un peu de réalisme sur ce point. Mon message n'est pas clair: je demande à ce que les personnes choisissent d'axer leur vie dans le but de répondre le bien sur terre. Autre point que je tiens à éclaircir, j'ai écris cet article à un moment de ma vie où je me suis rendu compte des conséquences de la mort. Il est pessimiste et ne reflète pas entièrement ma vision de la vie! Bien sûr, ce n'est pas facile tous les jours, mais c'est aussi dans le progrès que la vie prend sens.

# Posté le dimanche 07 juin 2009 12:31

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 09:25

2.

J'ai cru un instant que dehors il pleuvait. Que les nuages se déchargeaient de leur poids éreintant. Réflexe naturel pour s'en assurer: j'ai tendu la main par la fenêtre. J'ai senti des gouttes tomber sur ma main. Il pleuvait bien. Le ciel devait être triste. J'ai porté ma main à ma bouche pour lécher la froideur humide que m'envoyait le ciel. Et que tout cela était salé. Ma bouche s'enflammait de ce goût si terrible et la douleur me coulait dans la gorge. Me serais-je noyé dans la mer? Aurais-je bu la tasse en passant sous une vague? Pincez-moi la main, que tout cela s'arrête. Je préfère encore qu'on pince ma peau fragile jusqu'au sang plutôt que de sentir ce sel m'arracher l'½sophage. Et que sont ces tâches rouges qui couvrent les pavements de l'allée? Par pitié, ne me dites pas que c'est du sang. Qui aurait cru? Du Sang qui tombe du ciel. Et moi qui attendait le bonheur. Dites, c'est ça le bonheur?
Devant ma maison, toutes les larmes du monde coulaient du ciel, mélangées à du sang. Comme si toute l'horreur de ce monde finissait à mes pieds. Comme si toutes les guerres, les tristesses se passaient en direct devant moi.
Quand j'ai compris que tout cela n'était pas un cauchemar, que je n'étais pas en train de dormir, que jamais je ne me réveillerai de cette réalité destructrice, j'ai couru aux toilettes. Ils font ça dans les films. Quand les humains sont vraiment mal au point, il paraît qu'ils font ça. Ils courent et vomissent dans les toilettes. Mais là, les cuvettes sont restées immaculées, ma gorge sèche. Tellement sèche.
L'unique fenêtre de la pièce devenait maculé de sang. Je restais seule, dans cette pièce qui devenait de plus en plus sombre, effrayante. Où s'enfuir puisque dehors, c'est le carnage?

La vérité fait mal.

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 11:26

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 09:25

3.

Il y avait comme un goût de nostalgie ravageuse dans cette petite pièce au bois vieilli que seul une fenêtre large bordée de blanc brillant et une porte grise faisaient communiquer avec l'extérieur et le reste de la maison essentiellement construite en bois. Le mur de la chambre était percé ça et là de punaises qui témoignaient des affiches qu'on avait un jour fixées avec fierté au mur et qu'on avait aujourd'hui enlevées. Des morceaux déchirés de posters, de photos jonchaient le sol en moquette pâle, restes démonstratifs d'une pulsion triste et nerveuse.
Les gens communs appellent cette douleur liée au passé la mélancolie. Saurait-on l'expliquer? Pure obéissance aux sentiments.
Et sur le côté de la pièce battaient les paupières lourdes d'un homme assis droitement sur une chaise. Devant lui, un bureau à tiroirs où se trouvaient, outre quelques stylos et crayons, des bouquins aux couvertures colorées. Ils étaient entassés en plusieurs piles et on pouvait y lire divers titres sans rapport les uns avec les autres écrits de manière semblables aux titre gras des journaux : accrocheurs et suscitant des questions. Deux paupières bien vivantes se fermaient et de rouvraient dans un ralenti saccadé, fatiguées de retenir tant de larmes. Elles protégeaient des yeux qui fixaient un point sans le voir.
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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 14:56

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 09:26

4.

Comprendre, c'est comme marcher droit devant soi à une bonne allure et se prendre une branche bien solide au milieu du front, du moins c'est ce qu'elle se disait tout en se jetant sur son grand lit. Elle? Elle s'appelait Josiane et avait l'âge où l'on semble avoir une envie éternelle de sortir pour faire la fête. Elle avait le don de prendre la vie comme elle venait, de bien supporter les échecs et les moments durs. Ces rares qualités faisaient d'elle une véritable surhumaine aux yeux de sa famille, malgré, pourrait-on dire, sa taille peu imposante. En réalité, elle surmontait les épreuves avec beaucoup de peines. Seulement son optimisme intarissable les gardait au secret.

Le plus étonnant était que Josiane s'était mise à penser ce soir alors qu'elle détestait habituellement la philosophie et ce qu'il se rapportait à la pensée. Elle se disait toujours qu'elle aurait tout le temps dans sa vieillesse pour méditer sur le monde et la vie. Oui, elle se convainquait qu'il fallait profiter de l'énergie de sa jeunesse pendant qu'elle était encore bien présente dans son corps. Le monde ne l'intéressait pas plus que la limace qui mangeait la salade du voisin. Même son fonctionnement lui était complètement égal. D'ailleurs à quoi bon y penser, tout change tellement vite et cela qu'importe notre volonté. A peine on sait que déjà on ne sait plus.

Pourquoi avait-elle ses grandes pensées qui lui montaient à la tête, tout à coup, soudainement, sans la prévenir alors qu'elle regardait le plafond de sa chambre, le duvet jusqu'aux épaules? Parce qu'elle comprenait, une inutile fois de plus : les personnes autour d'elle jouent un rôle. Tous membre d'une troupe de théâtre en permanente tournée.

Réaliser cette mise en scène une nouvelle fois lui faisait beaucoup de mal, lui brisait des espoir qui avaient une place importante dans sa vie et lui apportait surtout d'irrémédiables déceptions. « Y a-t-il un moyen de connaître la véritable voix qui se cache derrière l'accent d'un personnage ? » se demanda-t-elle pour elle-même en murmure. Elle savait à quel point c'était rare de voir des personnes en dehors de leur théâtre. Si elle le savait si bien, c'était parce qu'elle aussi portait le costume lourd d'un personnage contre son gré. D'ailleurs elle se demandait si quelqu'un de ce monde choisissait vraiment volontairement le personnage qu'il voulait interpréter. Ou si au fond, on ne serait pas tous des pauvres pantins articulés.

En début de soirée, devant son miroir au cadre de bois, elle avait peigné ses cheveux foncés en un chignon touffu derrière sa tête duquel sortait quelques mèches. Elle avait un peu forcé les traits du maquillage mais elle était plutôt jolie. Elle avait toujours eu un visage fin et le nez bien fait. Déjà bébé ses parents se réjouissait d'une telle femme.

Elle avait enfilé un jean, un t-shirt froissé, une veste élégante en velours noir et une écharpe grise en tricot. L'automne était plutôt rude cette année, le vent froid faisait virevolter les feuilles colorées déjà tombée et sa peau s'était crispée de frissons lorsqu'elle avait mis un pied dehors. Elle avait fermé la porte à clé derrière elle et était partie rejoindre quelques-uns de ses amis. Pour cela elle avait tourné à la troisième rue et s'était engouffrée dans un bar. La porte de celui-ci s'était ouvert dans un nuage de fumée en provenance des cigarettes qui crachaient leur poison et Josiane n'avait pu s'empêcher de toussoter en faisant les premiers pas dans cet endroit habituel. Ses yeux n'avaient eu aucun besoin de parcourir la vaste salle, elle savait déjà où se trouvait ses amis. Ils étaient assis à une table haute sur des tabourets design rouge à côté d'une fenêtre qu'on devinait donner sur la rue malgré la fine couche de saleté qui la tapissait. Tout de suite la conversation s'était animée d'un "comment a été ta journée?", suivi d'un bavardage incessant où Josiane avait pris un plaisir malin à critiquer ses collègues. Elle acceptait son travail mais aimait regretter le temps des études. Au fil de la soirée de nouvelles personnes s'étaient assises à la table, des visages connus et des visages inconnus qu'elle découvrit. Ils avaient tous beaucoup bu mais cela avait fait du bien et personne n'avait fini malade. Par contre, l'alcool et pas seulement lui, avait révélée bien des mensonges. Des paroles étaient sorties par triste hasard. Celles-ci auraient mieux fait de ne pas sortir de pas sortir, de rester ancrées, coincée dans les cerveaux.

Lorsque Josi, ainsi appelée par ses amis proches, était rentrée chez elle sous les rares étoiles qui apparaissent dans le ciel, elle s'était rappelée sa journée et comment elle avait finalement découvert les faces cachées de quelques amis. En tournant les clés dans la porte, des larmes lui vinrent aux yeux lorsqu'elle comprit... lorsqu'elle comprit à quel point le mensonge avait été facile.


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# Posté le dimanche 18 octobre 2009 13:47

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 09:53

5.

Il devrait y avoir des trophées pour certaines émissions! Non pour le sujet intéressant qu'elles ne présentent d'ailleurs pas, mais simplement pour récompenser l'audace dont leurs responsables font preuve. Quel courage! Il faut avoir l'âme sacrément entreprenante pour lancer de telles émissions qui prennent tout le monde pour des, disons-le, des verres de terre rampant lentement dans la boue. Quelle force il faut avoir pour croire jusqu'au bout que ça va fonctionner avec des audiences à chaque fois multipliées par un nombre choquant. Parce que quand même, ces personnes doivent assumer leurs idées et trouver un public à la hauteur des stupidités qu'ils débitent! Ou rabaisser petit à petit l'homme dans son intelligence jusqu'à le rendre accro.
C'est beau ces mensonges, ces trucages, ces machinations. Que c'est distrayant! Et puis on voit, dans la voix des personnes maquillées, leur sincérité, leur authenticité débordante! En fait, je devrais les remercier ces menteurs parce qu'ils me font à chaque fois réaliser combien ma vie est plus belle.
Les critiques ayant été accouchées, je trouve qu'il y a des émissions qui, elles, sont véritablement intéressantes et qui mériteraient d'être mise mieux en valeur. Mais oui je sais, les gens veulent consommer et à petit coût. A petit coût: l'énergie de la réflexion coûte!

# Posté le dimanche 21 juin 2009 16:12

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 09:26

6.

La page blanche m'inspire telle un long couloir de neige fraîche immaculée. Mes doigts ont hâte d'écrire comme mes skis ont hâte de glisser. Une pente raide où je suis seule à me lancer. En tête à tête avec ma propre confiance au milieu d'une nature riche et puissante qui s'élève tout autour de moi en de hautes crêtes entrecoupées de pics. A m'imposer un défi qui, j'en ai l'impression, si je le réussi, me portera plus loin que les nuages. L'envie de laisser ma trace dans des nuages de poudre légère formée de minuscules étoiles blanches me monte à l'esprit. Ma tête entière devient soudainement enivrer dans un doux venin mélancolique. Un mélange explosif de songes, d'adrénaline, de peur, d'impatience et d'excitation. Et je suis fière de dire que j'aime cette pression qui m'oppresse à ne plus pouvoir respirer, ce besoin qui me hante car je me sens vivre comme lorsque je suis noyée dans la forteresse de Ses bras protecteurs à respirer plus d'air que mes poumons ne peuvent contenir. Une simple jouissance passagère où je me laisse bercer entre le plaisir et le besoin.

Je suis à nu au milieu de ces mots farfelus. Je sais; ce ne sont que des traîtres de plus. Hein, qu'ils sont comme nous! Ils nous donne l'impression d'une consistance réelle et véritable. On croit en eux car on a envie de leur faire confiance. J'accepte ce mensonge car l'écriture me donne ce que l'humain cherche et cherchera toujours dans une soif jamais assouvie: le pouvoir. On le sait maintenant: la vie est en grande partie une bataille de rhétorique. Avec des mots, je peux vous séduire et vous faire croire ce que je veux, à moins que vous ayez l'esprit de remise en question des informations lâchées sans preuves, sans explications, sans raisons. Ce qui serait pour moi autant un étonnement qu'un soulagement. Je vois déjà vos mains trembler, la sueur couler et votre cerveau qui hésite. Pas de panique pour ceux qui croient en tout comme ils se laissent grignoter par le principe d'autorité. Respirer car je n'ai pas l'intention de faire du mal à qui que soit. D'ailleurs, mon rêve le plus cher est d'avoir un impact positif sur notre monde. Pardon: sur Le monde. Le notre n'est pas adéquat je pense. Rien ne nous appartient jamais vraiment.

Je n'ai pas d'ordre et personne ne m'obligera à en avoir puisque je mérite au moins cette liberté. Le mérite... Un jour, toi et moi, on parlera de méritocratie dans ce monde où les héritages sont inégaux. Pour l'instant, mon égocentrisme humain m'amène à un cas particulier: en quoi est-ce que j'aurais mérité cette liberté que je vous assurai avoir droit quelques lignes plus haut? Parce que j'ai souffert, je souffre et je souffrirai encore comme tous les humains de cette petite planète perdu au milieu d'un univers inconnu? Que pouvez-vous me répondre? Vous ne me connaissez pas car comment voudriez-vous si moi-même je ne me connais qu'à un faible pourcentage? Le mérite, ça me fait penser à l'humain et plus précisément à sa façon de donner en attendant toujours quelque chose en retour, même inconsciemment. Ces deux concepts ont des similitudes pour moi. Mais apparemment l'humain a besoin de cette récompense pour se donner de la peine. Apparemment, encore dans les apparences? Sans la prison, je vois pas l'intérêt de commettre un crime. Vous voyez la logique? Ça sent le dérisoire dans le rien à voir.

La liberté, un bien cruel beau mot. On est tous prêts à prendre notre envol vers cet infini de bonheur qu'on s'imagine encore comme lorsque nous étions enfants. Parce que nous ne sommes plus des enfants? Quelle différence entre un enfant et un adulte? Le premier est petit à courir derrière un ballon et le deuxième, grand à courir après l'argent? C'est une vision des choses. Et de nouveau on accorde des préjugés à des groupements de lettres alors que tout cela n'a aucun sens puisque nous sommes différents et que ces idées sont nos propres inventions. La liberté donc, un concept impossible? Peut-on être libre du moment où l'on vit en société? Rongé par les impôts, les gosses qui se plaignent, les couples qui se brisent, la caissière qui est trop lente autant qu'elle est négligée par son patron, la voiture qui pollue et qui a toujours besoin de réparations hors de prix, la facture de ce natel aux ondes dangereuses? La liberté serait-elle alors dans une vie perdue dans la nature loin de tout et de tous? Pensez-vous vraiment pouvoir vivre seul? La vie n'est-elle pas cet échange justement? Échange avec quoi: L'humain? la nature? La liberté est peut-être simplement un état de soi-même qui varie d'un humain à l'autre et que nous pouvons atteindre qu'avec une volonté hors du commun.

Et pourtant, quand le jour arrive de se lancer dans un univers nouveau, la ligne de départ est troublement déserte. Les participants semblent avoir la mémoire défaillante. Tout à coup, ils ont un plaisir fou à continuer sur cette route monotone. Celle que formaient les journées inexorablement longues d'hier où ils se perdaient dans l'ennui plutôt que de s'aventurer dans des rêves oubliés qui attende impatiemment qu'on leur donne la parole car jusqu'à maintenant, ils ont eu droit qu'à des "passer votre tour". Le pire jeu jamais inventé: les autres gagnent pendant que vos rêves attende de pouvoir enfin jouer leur tour. Regarder sans agir. On se rassure en se disant que nos rêves gagneront à la prochaine partie. Vous avez l'air perplexe, quelque chose ne va pas? A la prochaine partie, oui. Sauf qu'on a qu'une vie, tu comprends?

Un trait blanc anime la limite, cette limite tant attendue, souvenez-vous lorsque vous trépidiez et trépigniez d'impatience en rêvant de cet instant unique où vous pourriez prendre les choses en main. Dire adieux à ces contraintes, à ces soucis, à toute cette vie qui n'a pas su vous satisfaire. Prendre les choses en main, avec vos deux mains, avec vos dix doigts, moins celui qui a passé dans le scooter l'an passé. Détail de ce pauvre monde. Le temps passe; la frontière reste seule, balayée par les feuilles mortes évacuées par ces arbres qui vont hiberner en attendant de revivre le printemps.

La nature a ça de beau; elle meurt puis renaît toujours. Mais elle ne disparaît jamais vraiment. Elle est animée par les bercements des cycles qui eux-mêmes sont commandés par des cycles, qui eux-même... Bref, un engrenages de roues qui coulissent les une sur les autres, toute ayant leur propre fonction d'une haute importance. Importance que l'on néglige bien évidemment. Tout est normal. Puisque c'est ainsi, tout est mal. Nous faisons partie de cette nature. Et nous ne faisons même plus attention à sa beauté; nous la détruisons comme nous le faisons avec nous-même. Nous aussi nous pouvons changer, nous transformer. La vie continue, la mémoire petit à petit oublie. Nous sommes tantôt ravagés par des ouragans qui dépassent notre intelligence, bercés par les mélodies du mal qui semblent si apaisantes lorsqu'elles sont au loin ; tantôt animé d'un espoir nouveau, d'une vitalité inestimable, d'un vent qui nous porte à la dérive vers un autre contient, une terre nouvelle où germent pleins de grandes promesses.

Savez-vous pourquoi il n'y a personne qui est prêt à se lancer dans l'inconnu, partir hors de toutes ces limites? Parce que pour l'humain qui vit clandestinement en chacun de nous, tout cela semble irrationnel. Nous sommes devenus dépendants de ces barrières qui, nous en sommes convaincus, nous protège. Nous protège de quoi? Enfermée dans sa tour, la princesse n'a aucun espoir de sortir si elle ne tente pas de sortir par la fenêtre qui se présente si gentiment à elle. Et pourtant, comme vous, elle regarde avec une envie inconcevable le trou par laquelle pénètre la lumière. Que c'est beau ce jaune qui réchauffe au c½ur de ces briques humides et froides. Elle voit le ciel et elle se dira que ce sera pour demain jusqu'à ce que mort l'emmène. Moi je sortirais, du moins je vais essayer.

Comment se sentir libre au milieu de l'inégalité qui ronge ce monde? Il y a l'eau, la faim, l'argent, l'amour. Toutes ces choses qui sont primordiales dans une vie. Comment accepter de dormir dans un palais pendant qu'un enfant pleure toutes ces larmes quelque part, couché sur un sol dur et froid? Il n'y a pas de réponse, vous allez me dire. Mais je vous demande d'avancer. Je ne veux pas rester sur place à regarder avec une pitié qui me déchire le c½ur les conséquences du hasard de la chance. On ne sera jamais égaux, je le sais. Mais je sais qu'ensemble, on peut changer les choses et donc supprimer les inégalités qui n'ont pas lieu d'être au 21ème siècle. Et vous savez, l'égalité est un concept qui me fait peur en réalité. Enlever le voile qui couvre vos yeux. L'égalité ne serait-ce pas la perfection? Je ne souhaite pas une vie de robot.
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# Posté le dimanche 22 novembre 2009 09:02

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 09:26

7.

On naît des innocents mal finis. Des têtes fragiles d'êtres ignorants, primitifs et exigeants qui pointent à la lumière. À la lumière ? Tout de suite les grands projecteurs et le soleil qui traverse la vitre sans rideaux. Directement, on est attaqué. Nos yeux doivent faire le grand saut : de l'obscurité à la lumière. Nous n'avons aucun choix et nous sommes dépendants des autres. Incapable de nous suffire. Nous ne vivons que le présent. Mais peut-être voit-on déjà la lueur de l'avenir ? J'en doute. Nous atterrissons dans un monde, sans nous douter que lui, il a un passé bien plus imposant que neuf mois...
Ce passé. Ce passé lourd, on va le découvrir petit à petit. On pense d'abord que toutes ces guerres, ces famines, ces problèmes sont loin et ne concernent que nos ancêtres très éloignés. Loin, loin, loin. Et quelques années plus tard, on comprendra qu'en fait c'est non seulement le passé, mais aussi le présent. Que les massacres, c'était pas seulement hier, mais aujourd'hui. Le putain de présent. Ce présent qui va se transformer en futur incertain.
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# Posté le dimanche 22 novembre 2009 10:05

8.

Parfois, j'aimerais que le temps s'arrête. Que le monde autour de moi se fige et que je sois moi aussi arrêtée dans mes mouvements. Pour avoir une seconde de plus, une heure, un jour, une année de plus. Pour pouvoir respirer, apprécier un sourire, mémoriser une odeur, fermer les yeux. Tant de choses que je voudrais pouvoir savourer plus longtemps. La fleur semble toujours se faner trop vite, pas vrai ?


8.
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# Posté le dimanche 22 novembre 2009 10:07

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 17:56

9.

Connais-tu cette peur qui te ronge,
Dynamite au milieu de tes songes,
A en oublier les ravageurs mensonges,
Amère et infecte,
Celle d'un avenir dont tu es l'architecte.
Celle qui couvrent tes bras de frissons,
Quand le brouillard envahit l'horizon,
Qui envahit ton corps de tremblements,
Et qui inévitablement,
Laisse tes yeux baigner dans les larmes,
Qui aurait su faire face à une telle arme?
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# Posté le dimanche 22 novembre 2009 10:21